Les règles du centre

La charte du patient hospitalisé

Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées.

Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en œuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie.

L’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement.

Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées.

Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage.

Une personne, à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale, est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles. Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.

La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose.

La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité.

Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.

La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de la santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit.

La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

Circulaire n° DHOS/E1 /DGS/SD1B/SD1C/SD4A/2006/90 du 02 mars 2006
L’intégralité du document en plusieurs langues et en braille est accessible sur le site internet :
www.santé.gouv.fr


Charte comportementale du patient

Le sourire d’un soignant est un réconfort. Le sourire d’un patient est un encouragement.

Le personnel est traité avec courtoisie.
Le patient est respectueux de son environnement et du matériel.
Le patient participe à la gestion de son dossier administratif en fournissant les pièces et en réglant les restes à sa charge.
Le patient est respectueux de son voisin dans les chambres à deux lits.
La télévision n’est pas obligatoire et le son doit être modéré. Le programme peut éventuellement être interrompu.
Les visites restent compatibles avec l’état de santé du patient ; par principe limitées à une ou deux personnes.
Les visiteurs sont discrets, évitant toute ingérence dans la prise en charge ou dans les soins.
Fumer est interdit dans la chambre et dans l’établissement.
Les sonneries et les téléphones portables sont coupés.
En cas d’annulation du séjour, penser à prévenir l’établissement.

Le respect du culte

Le respect de votre liberté de conscience constitue une règle fondamentale. Les coordonnées des différents cultes sont disponibles à l’accueil ou auprès du cadre du service. Vous pouvez contacter un ministre de votre culte.

Une équipe d’aumônerie catholique visite régulièrement chaque service. Chaque malade peut faire appel à elle par l’intermédiaire du personnel soignant. S’informer auprès du cadre du service. Une salle du culte est accessible au 3ème étage.

Les règles d'hygiène au Médipôle

Lutte contre le risque infectieux : préparation cutanée

La préoccupation majeure des services de soins est le risque infectieux : les germes peuvent être apportés par le patient ou contractés au cours de l’hospitalisation ou survenant comme complication d’une intervention ou des soins du séjour.

Pour diminuer les risques d’infections et éliminer le maximum de micro-organismes présents sur la peau, il vous est demandé d’effectuer une préparation cutanée rigoureuse avant toutes interventions chirurgicales ou endoscopies. Pour se faire, vous devez prendre une douche la veille et le matin de votre passage au bloc opératoire. Si vous rentrez la veille, cette préparation sera réalisée dans le service, si vous êtes opéré en ambulatoire, cette préparation doit être faite à votre domicile.

La veille de l’intervention

Doucher soigneusement l’ensemble du corps, du haut vers le bas, en insistant sur :

  • les cheveux, le visage,
  • le pourtour du nez, les oreilles,
  • les aisselles, le nombril,
  • les organes génitaux,
  • les pieds.

Utiliser un savon antiseptique « Bétadine scrub », savonner avec vos mains nues (pas de gant de toilette) jusqu’à ce que la mousse blanchisse. Rincer abondamment du haut vers le bas pour éliminer toute la mousse. Recommencer une deuxième fois la douche.

Il est nécessaire que le linge de toilette, les vêtements et la literie soient propres et changés une fois que la douche a été effectuée.

Compléter la douche par :

  • une manucure (couper les ongles courts, ôter le vernis, enlever le gel et les faux ongles),
  • une hygiène bucco-dentaire.

Enlever tous les bijoux : alliances, colliers, bagues, piercing, boucles d’oreilles…

Retirer le maquillage : fards, rouge à lèvres, vernis…

Info pratique : Malgré la couleur orange de certains savons antiseptiques, ils ne colorent ni la peau, ni les cheveux.

Le jour de l’intervention

Renouveler la douche avec le produit antiseptique déjà choisi, suivre la même méthode mais il n’est pas nécessaire de refaire un shampoing. Il est recommandé de ne pas appliquer de crème hydratante, ni de déodorant, ni de parfum et de ne pas se maquiller.

Avant de partir au bloc opératoire, vous devrez enlever les lunettes, les lentilles et les appareils dentaires.

La lutte contre les infections nosocomiales

Définition d'une infection nosocomiale

Une infection nosocomiale est une infection contractée à l'hôpital dans les 48 h au moins qui font suite à l'entrée dans l'hôpital. Ceci afin de les distinguer des infections provenant de l'extérieur. Néanmoins cette règle ne s'applique pas à toutes les infections (ex la réminiscence du paludisme).

Le terme Nosos désigne en grec ancien : maladie

Le terme Komein : soigner

Nosokomeion : hôpital

Il s'agit le plus souvent d'une infection contractée à l'hôpital. Dans le cadre d'une intervention, l'infection peut avoir de multiples façon de pénétrer dans l'organisme, durant l'intervention, pendant les pansements, à l'occasion d'une infection à un autre endroit du corps qui se propage sur le site opéré etc…

Notre politique contre les infections nosocomiales au Médipole de Savoie

A l’entrée de chaque chambre sont affichées les consignes à respecter pour la lutte contre les infections nosocomiales.

Médipôle de Savoie lutte activement contre les infections nosocomiales. Ces actions sont dirigées par le Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), qui est composé d’une équipe pluridisciplinaire travaillant en collaboration avec tous les services de la clinique, en vue de limiter le nombre d’infections nosocomiales.

Sa mission consiste à :

  • Organiser des actions de lutte contre les infections,
  • Participer à la formation du personnel dans le domaine de l’hygiène hospitalière,
  • Assurer une surveillance des infections nosocomiales,
  • Maîtriser le bon usage des antibiotiques.

Le CLIN est assisté par l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH), qui met en place et assure le respect des règles d’hygiène.

La préparation cutanée du patient opéré

Les infections de plaies opératoires : 

  • 13% des infections opératoires : 3ème position
  • Origine : flore cutanée du patient lors de l'incision
  • Flore volatile dans le bloc opératoire (plus rare)
  • Le plus souvent : infection urinaire par bactériémie

Le but : abaisser les infections par les germes cutanés.

Durée de séjour pré-opératoire : élément important : 1j : 1% , 7j = 2% ; 14j = 4% d'infection des plaies. Donc lié au contexte hospitalier (mélange de flore, antibiothérapie)

Préparation d'une infection ou d'une colonisation à Staph Aureus. : pas de recommandation pour traiter préventivement.

Très important de corriger les facteurs de risque d'ISO (infection du site opératoire) : diabète , obésité, malnutrition .. le terrain.

Bonne préparation du patient avec une fiche de traçabilité pour savoir comment le patient infecté a été préparé.

Comporte : douche , dépilation , préparation au bloc opératoire.

Méta-analyse 2015

La douche est elle utile ? : pas de preuve , recommandation de type B3

Le type de savon : aucune recommandation sur le type de savon.

  • Rasage : 4%, tonte la veille 2%, tonte le matin 1,2%
  • A réduire à la zone de pansement
  • Pas de rasage, tonte la veille ou le matin.
  • Faire une désinfection large du site opératoire
  • Pas de préférence entre chlorhexidine et bétadine iodée
  • Pas de différence entre une et deux couche.

Positionnement du CLIN du Médipole vis à vis de la préparation cutanée

Douche bétadine conservée

Ablation bijoux et vernis conservés

Détersion du site opératoire (savon bétadiné, rincage eau stérile et séchage propre) supprimé pour toutes les interventions sauf :

  • Peau souillée
  • Prothèse orthopédiques
  • Prothèses vasculaires
  • Chirurgie rachis
  • Ophtalmologie

Les comités et commissions du Médipôle de Savoie

Le CLIN

Le Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), est composé d’une équipe pluridisciplinaire travaillant en collaboration avec tous les services de la clinique, en vue de limiter le nombre d’infections nosocomiales.

Sa mission consiste à :

  • Organiser des actions de lutte contre les infections,
  • Participer à la formation du personnel dans le domaine de l’hygiène hospitalière,
  • Assurer une surveillance des infections nosocomiales,
  • Maîtriser le bon usage des antibiotiques.

Le CLUD

Le comité de lutte contre la douleur a pour but de prendre en charge la gestion de la douleur auprès des patients hospitalisés.

Ce comité est constitué de médecins spécialistes dont certains sont anesthésistes et valident des protocoles de traitement en fonction du degré de la douleur des patients. Ces procédures sont incluses dans le projet médical d'établissement.

Ce comité organise et coordonne les actions de prise en charge de la douleur au sein de l'établissement. Il s'assure de l'évaluation de la douleur et organise à ce titre les échelles d'évaluation de la douleur utilisées par le personnel soignant. Il s'occupe également de la formation continue des personnels médicaux et paramédicaux. Il participe à l'information de la prise en charge de la douleur auprès des patients. Il organise une consultation de prise en charge de la douleur chronique.

Le CLUT (ou CLOT)

Le Comite de LUttecOntre la Thrombose s'occupe des procédures de traitement anticoagulants selon le type de patient pathologie ATCD etc.. Il met en place des procédures de traitement préventifs et curatifs au sein de l'établissement. Il s'occupe de la formation continue du personnel soignant. 

Le Comité de direction

Il est constitué de médecins et de cadres de l'établissement pour décider des mesures nécessaires au bon fonctionnement et aux investissements de l'établissement. Il s'agit d'un groupe restreint qui a un pouvoir éxécutif, de surveillance et de décision. Il se met en relation avec le conseil d'administration et le comité médical d'établissement (CME) pour correspondre aux décisions prises en assemblée générale et pour rendre compte des résultats. Il est doté d'un règlement intérieur.

Le Comité de bloc

Il est constitué de médecins, de cadres, et de représentant des différentes catégories de personnel du bloc opératoire pour étudier les dysfonctionnement, organiser les plannings, prendre des décisions pour le bon fonctionnement du bloc, gérer les stocks, superviser l'activité et préparer les plannings.